Bécon/Culture

Une nouvelle vie pour le Pavillon des Indes

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Depuis plusieurs années, les Courbevoisiens voyaient, désolés, sombrer dans la décrépitude l’un des monuments les plus intéressants de notre ville, le Pavillon des Indes. Aujourd’hui, grâce à l’action déterminée de Jacques Kossowski et d’Yves Jean, adjoint à la culture, c’est non seulement la réhabilitation du monument qui a été lancée, mais aussi un véritable projet culturel pour animer ce lieu, lui rendre sa vocation originelle, et l’ouvrir à tous les Courbevoisiens.
Un peu d’Histoire. Le Pavillon indien du Prince de Galles avait été conçu dans le cadre de l’Exposition universelle de 1878 pour accueillir une magnifique collection d’objets en provenance des Indes. Son architecture tout à fait caractéristique des constructions de style oriental de la fin du XIXe siècle lui assura un grand succès parmi les visiteurs de l’Exposition. Sa délicate structure finement ouvragée, en bois précieux, couronnée de coupoles rappelant les palais du Rajasthan, n’était au départ pas destinée à survivre à l’exposition. C’est finalement grâce au Prince Stirbey, tombé amoureux de son architecture rare et originale, que ce fragment du Pavillon originel de l’Exposition de 1878 a pu être sauvegardé et installé dans le Parc du château de Bécon en 1924. Il est alors adossé à un bâtiment en briques qui sert d’atelier à la belle-fille du Prince George Achille Fould. En 1951, il est devenu la propriété de la Ville de Courbevoie. Malheureusement, sa structure légère la rend très sensible aux intempéries et malgré l’entretien constant dont il a fait l’objet, il a aujourd’hui besoin d’une rénovation en profondeur.    1878indesanglaises
Le projet de rénovation du Pavillon des Indes vise à faire revivre sa vocation d’atelier d’artiste tout en garantissant une ouverture à tous les Courbevoisiens. Un partenariat conclu avec l’Ecole des Beaux-Arts de Paris permettra d’offrir la résidence au Pavillon à un jeune sculpteur. L’intérieur du Pavillon sera aménagé en plusieurs espaces : un logement pour l’artiste ; un atelier sous double hauteur, dont la mezzanine sera accessible au public sur rendez-vous, pour voir l’artiste à l’œuvre ; un sous-sol technique permettant notamment le passage des matériaux nécessaires à la sculpture et au stockage ; un espace extérieur protégé permettant  l’exposition de certaines œuvres ; enfin, la partie du Pavillon datant de 1878 sera ouverte au public sur rendez-vous et communiquera avec la mezzanine de l’atelier. L’espace intérieur du Pavillon est réduit et ne peut accueillir que peu de public ; en jouant sur cet espace et sur les possibilités d’exposition extérieure, ce projet tire le meilleur parti du bâtiment. Il le rend aux Courbevoisiens, tout en perpétuant la tradition de mécénat et de création artistique associée à ce lieu – à l’exemple du Prince Stirbey accueillant Carpeaux à la fin de sa vie dans le Château de Bécon.  

Cette rénovation s’inscrit dans le cadre plus large de la mise en valeur du Parc de Bécon, qui comprend le musée Roybet-Fould, l’ancienne orangerie du château, les vignes de Bécon, un théâtre de plein air et un ensemble de sculptures, notamment de Jean-Baptiste Carpeaux. La cohérence de cet ensemble réside en grande partie dans le dialogue entre le Pavillon des Indes et la façade du musée, qui est celle du Pavillon de Suède-Norvège de la même Exposition universelle ; à l’heure où s’ouvre l’Exposition universelle de Shanghai, Courbevoie doit valoriser ce patrimoine exceptionnel et rappeler combien notre ville, par sa diversité même, représente bien l’idéal d’ouverture au monde qui est celui de ces expositions. Les premiers résultats de l’étude visant à réhabiliter  Parc de Bécon ont été présentés en réunion publique ; le projet définitif sera bientôt soumis aux Courbevoisiens ; il permettra de redonner de la vie, du lustre et de la cohérence à ce magnifique ensemble paysager et culturel.   Ce projet culturel ambitieux montre la volonté de la municipalité actuelle de soutenir la création contemporaine, de la faire partager à tous les Courbevoisiens, tout en assurant la préservation du patrimoine de la commune. C’est un exemple très intéressant d’une réhabilitation respecteuse du passé,  qui utilise l’histoire du bâtiment pour lui donner un avenir. Nul doute que le Pavillon des Indes rénové ne devienne un des symboles du dynamisme, de l’ouverture culturelle et de la qualité de vie à Courbevoie.

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