Bécon

De l’animation à Bécon !

Ce week-end, le quartier de Bécon était particulièrement animé, avec samedi et dimanche les Bruyères gourmandes, la grande manifestation qui se tient au Parc de Bécon et mêle foire gastronomique et artisanale et animations pour les petits et les grands, et dimanche matin la Brocante de Bécon. Malgré un temps souvent hésitant, ces manifestations rencontrent un vrai succès, bien au-delà du quartier. Un grand bravo à tous ceux qui ont consacré du temps et de l’énergie à la réussite de ces manifestations, comme Stéphanie Rousseau-Charbonneaux, adjointe au maire déléguée à l’animation et la vie associative.

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L’animation du quartier de Bécon est l’objet de beaucoup d’attentions : il est vrai que l’association des commerçants, avec la mairie, fait beaucoup pour la préservation de l’esprit village. Chantal Sermadiras, adjointe au maire déléguée à la vie économique, veille avec attention à ce que les commerces de Bécon et le marché Villebois-Mareuil conservent leur qualité et leur dynamisme. Mais ne nous leurrons pas, il y a encore beaucoup à faire. Bécon peut être un quartier mort, le soir, en dehors des horaires d’ouverture des commerçants (qui ont des horaires très « province »). Peu de restaurants ouverts, des cafés qui ferment le samedi après-midi et le dimanche, peu de belles terrasses. Il est facile de dire qu’un quartier familial doit apporter avant tout la tranquilité. Il faut aussi satisfaire des jeunes parents qui ont une vie en dehors de leurs enfants !

La rénovation du Parc de Bécon, dont l’avant-projet a été présenté aux habitants, peut être la clef de voûte de ce renouveau. Le Parc de Bécon peut être le support d’un véritable projet culturel, d’animation et de loisirs. Côté culture, je me félicite que l’action entreprise par Yves Jean ait permis de donner un véritable projet pour la restauration du Pavillon des Indes. Cela sera un élément de redynamisation de l’ensemble formé avec le Musée Roybet-Fould – et d’ailleurs pourquoi ne pas imaginer des partenariats avec les pays concernés par les deux pavillons de l’exposition universelle de 1878 ? Côté animation et loisirs, il est nécessaire de donner des espaces pérennes pour la musique (avec le kiosque et le théâtre), les manifestations comme les Bruyères gourmandes – qui ne doivent pas se faire au détriment du magnifique espace paysagé qu’est le parc, les jeux pour enfants, qui doivent être nombreux sans empiéter là aussi sur la cohérence paysagère, les installations sportives – dont il faut discuter le maintien intégral. Des espaces de vie, comme un salon de thé dans l’ancienne orangerie, doivent venir compléter cet espace exceptionnel – et pourquoi pas un bar à vins avec des chaises en terrasse ouvert le soir dans les chais du vin de Bécon ? Et pouquoi pas des chaises comme au Luxembourg avec un kiosque proposant des livresà emprunter ? La convivialité doit devenir le maître mot de ce réaménagement, dans le respect des différentes activités, des différents utilisateurs, dans le respect aussi des différentes parties d’un parc qui doit conserver tout son lustre. Lorsqu’enfant j’y jouais, j’appréciais aussi ce qui en fait la spécificité : les statutes et colonnes curieuses, les coins moins fréquentés, les éléments anciens. Que l’on soit un jeune couple à la recherche d’un lieu de promenade, une bande d’amis souhaitant prendre un café au soleil, des parents avec des enfants, une personne âgée souhaitant discuter, lire ou se promener tranquillement, chacun doit y trouver son compte, et des choses nouvelles à découvrir. C’est ce chantier que Jacques Kossowski, notre maire, s’est engagé avec détermination à mener dans les années qui viennent – et la concertation qui a commencé avec les Courbevoisiens montre combien cette action est essentielle.

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Mais le réaménagement du Parc ne suffira pas. Il faut repenser le centre commerçant et les abords de la gare, qui ne correspondent plus à la conception actuelle d’un espace urbain convivial. La réflexion sur les deux places jouxtant la gare, qui peuvent devenir des lieux de vie, avec des terrasses agréables et de la végétation, sur la gare elle-même et les services qu’elle peut apporter, sur la mise en semi-piétonnier des rues commerçantes doit s’ouvrir. On connaît les arguments habituels contre de telles initiatives : le manque de places de parking (mais pourquoi alors ne pas agrandir les parkings souterrains, rendre gratuite la première heure – et non plus demi-heure,…), la baisse de chiffres d’affaires des commerçants. Sur ce point là, il existe au contraire beaucoup de contre-exemples de rues piétonnières ayant entraîné un surcroît d’activité. Soyons sérieux : il est déjà malaisé de se garer, et le parking Belgique est au plus à 5 minutes à pied de tous les commerces. Et les riverains ont déjà du mal à se garer. Le semi-piétonnier permet les livraisons et la dépose-minute. Ce quartier est déjà formidablement agréable à vivre ; il pourrait le devenir encore plus. Surtout, c’est une bataille d’attractivité qui se joue : le quartier de Bécon est proche de la nouvelle zone d’activité de Bois-Colombes, avec ses 10 000 salariés, à deux stations de train de La Défense. Il peut devenir un des éléments de convivialité dont le pôle de La Défense manque cruellement. Dans l’approche par Christian Blanc du pôle de La Défense dans le cadre du Grand Paris, il insiste sur la nécessité de mieux articuler pôles économiques et pôle de qualité de vie. Voici une carte que Bécon, comme le futur ensemble centre-ville Charras et l’axe Bezons-Marceau, peuvent jouer dans le futur !

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