Courbevoie/Culture

Le patrimoine courbevoisien à l’honneur

Pavillon des indes

Vue du Pavillon des Indes restauré depuis le Parc de Bécon

Les Journées européennes du Patrimoine des 13, 14 et 15 septembre ont eu un retentissement exceptionnel pour notre ville, avec l’inauguration du Pavillon des Indes restauré.

Construit pour l’exposition universelle de 1878 par des artisans indiens à la demande du Prince de Galles, le Pavillon des indes britanniques était conçu à l’origine comme un bâtiment provisoire. A la fin de l’Exposition, une partie fut remontée en 1880 dans le parc de Bécon, et adossée à un bâtiment en briques abritant l’atelier de George Achille-Fould, belle-fille du Prince Stirbey propriétaire du domaine. Sa soeur Consulo Fould avait, quant à elle, son atelier dans l’actuel musée Roybet-Fould, auquel fut adossée la façade du Pavillon de Suède-Norvège de la même Exposition universelle. Propriété de la ville depuis 1951, le pavillon s’était dégradé au fil du temps. L’objectif de la restauration était double : lui redonner son lustre, et consolider ce monument par nature fragile pour lui premettre de mieux résister au temps ; lui redonner sa vocation artistique première. Sous la conduite de Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments historiques, le chantier a visé à restaurer à l’identique les parties en bois, intérieures comme extérieures, ainsi que la marqueterie remarquable de la salle indienne, à refaire entièrement les dômes, en très mauvais état. Ainsi, le pavillon en bois a retrouvé sa couleur, ses dômes sont redorés, et la salle indienne a renoué avec sa marqueterie d’origine, celle réalisée par les artisans indiens à la demande du Prince de Galles. Quant au bâtiment en briques, il a été restauré pour servir à la fois d’atelier et de lieu de vie. Il accueillera un artiste sculpteur, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, en résidence de 18 mois. Le sculpteur partagera son temps entre création et visite du public, notamment des scolaires. Il est choisi sur concours. C’est Sarah Derat qui est la première artiste lauréat à s’y installer. Par ailleurs, la partie en bois du bâtiment accueillera une exposition permanente retraçant l’histoire du monument. Ce monument fonctionnera avec le musée Roybet-Fould, que je vous invite d’ailleurs à venir redécouvrir !

Ce projet  incarne sur le fond comme sur la forme l’excellence culturelle que nous cherchons à développer à Courbevoie.  Sur le fond, c’est un projet patrimonial exemplaire, avec la restauration proprement dite. Mais c’est aussi un projet qui fait la part belle à la création contemporaine, tout en faisant ainsi revivre l’esprit de création qui régnait dans le Parc de Bécon du temps du Prince Stirbey et de sa famille, qui accueillit notamment Jean-Baptiste Carpeaux. Le projet met aussi en avant l’éducation artistique et la transmission, puisque les visiteurs, et  notamment les enfants des écoles, auront accès régulièrement à l’atelier et pourront venir découvrir le travail de Sarah Derat. Sur la forme, le montage de ce projet a fait appel à des partenaires prestigieux, au premier rang desquels l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris. Parmi les restaurateurs qui ont travaillé sur le Pavillon, certains sont issus du notre ville, comme Cyril et Stéphanie de Ricou (www.atelierdericou.com) : un exemple de valorisation des talents locaux ! Le financement de ce projet est aussi intéressant, avec le recours au mécénat privé ; il faut saluer l’engagement de ces grandes entreprises alto-séquanaises qui ont compris l’importance d’interagir avec leur territoire. Enfin, ce projet s’inscrira demain dans une nouvelle ambition pour le Parc de Bécon, qui doit redevenir un pôle culturel et patrimonial fort, où espaces de loisirs, de promenade et de culture sont réhabilités et mieux mis en valeur.

Mais le Pavillon des Indes n’est pas la seule merveille qu’il y a à découvrir à Courbevoie. Le musée des Cosaques de la Garde impériale russe (12bis, rue Saint-Guillaume), musée privé habituellement fermé au public (sauf sur RDV), recèle l’étonnante collection de ce corps d’armée, une collection qui a traversé l’Europe après la Révolution d’octobre et qui comporte nombre d’uniformes, portraits, sabres, étendards,… ainsi que le missel de Raspoutine ! L’ouverture des caves du Parc de Bécon constitue là aussi un événement : on peut y déguster le le vin de Bécon (http://notrecourbevoie.wordpress.com/2012/10/29/jean-spiri-presente-le-vin-de-courbevoie-dans-in-vino-sur-bfm-business/) et découvrir les vignes.

Il faut aussi mentionner l’église Saint-Pierre Saint-Paul, avec son nouvel orgue, l’église protestante unie de la rue Kilford, patrimoine du XXe siècle, la salle des mariages de l’ancienne Mairie, la tapisserie « La danse » de l’Espace Carpeaux, ou encore le programme de visite de La Défense, de son riche patrimoine artistique (et là encore de ses vignes), organisé par DEFACTO.

Tous les renseignements se trouvent sur le site de la ville http://www.ville-courbevoie.fr//lagenda-de-vos-evenements/fiche/journees-du-patrimoine-2013.htm.

Par ailleurs, l’Hôtel de Guines, Monument historique privé remarquable avec ses salons du XVIIIe siècle, est actuellement en cours de restauration et ne sera pas ouvert au public. Mais il est toujours possible de le visiter à l’occasion de soirées en adhérant à l’Association des Amis de l’Hôtel de Guines (contact info@hoteldeguines.fr).

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