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Présentation de l’application Entr’L soutenue par le Crips Ile-de-France

Ce mardi 15 mars, le Crips Île-de-France organisait à la mairie du 5e arrondissement, généreusement mise à disposition par Florence Berthout, la présentation de l’application Entr’L destinée aux femmes séropositives, en présence de Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de Médecine, de Viviane Jungfer, journaliste, à l’origine de cette application avec Michel Bailly et Dominique Brogi, d’Anne Bouferguène, écrivain, et de la chanteuse Princesse Erika.

EntrL

Voici l’éditorial du Crips Infos disponible ici, que j’ai rédigé à ce sujet.
Sortir de l’isolement, avoir accès à l’offre de santé de proximité, créer des solidarités nouvelles, tels sont les objectifs de l’application «Entr’L » cofinancée par le Crips Ile-de-France et lancée lors d’une soirée placée sous le haut patronage de Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional, en présence de Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine.
Cette application offre une double originalité. La première, c’est qu’elle est destinée aux femmes séropositives, dont Michèle Barzach soulignait en 2007 la vulnérabilité particulière, lors des Etats généraux Femmes et sida : « Ce n’est pas une vulnérabilité, c’est une conjonction de vulnérabilités qui rend [les femmes séropositives] particulièrement vulnérables ». La seconde, c’est qu’elle permettra aux femmes de créer un véritable réseau social d’entraide, d’actualisation de connaissances,de partage des expériences et de moments de vie, montrant ainsi les possibilités multiples offertes par les outils numériques.
Plus de trente ans après la découverte du virus, de telles initiatives sont hélas plus que jamais nécessaires pour accompagner les 53 600 Franciliennes et Franciliens vivant avec le VIH. C’est bien sûr un accompagnement de santé, c’est aussi un accompagnement social et économique et c’est enfin un accompagnement sociétal. Car comment ne pas s’interroger sur le regard porté sur les personnes séropositives quand près d’une sur deux pense avoir déjà été discriminée du fait de sa séropositivité ? Quand près de 75 % des Franciliens estiment que, pour éviter les discriminations, une personne séropositive a raison de garder son diagnostic secret ? Comment, dans ce contexte, augmenter le taux de dépistage, sortir du non-dit ?
Lutter contre la sérophobie et pour l’intégration pleine et entière des personnes séropositives, c’est construire
une société plus juste autant qu’œuvrer à une politique efficace de prévention et de promotion du dépistage.
Alors que la moitié des personnes touchées par le VIH/sida en France vivent sur le territoire francilien, être aux côtés des personnes séropositives demeure une des responsabilités premières et des missions prioritaires du Crips Ile-de-France.
EntrLdiscours

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